Le consensus actuel pour un modèle hiérarchique de l’intelligence
- II. Le consensus actuel pour un modèle hiérarchique de l’intelligence
Gustafsson & Caroll ont intégré des données de très nombreuses études :
- un facteur général (g)
- des facteurs de groupe (G) : grandes aptitudes
- des facteurs plus spécifiques ( primaires ) et donc plus variables
Le modèle hiérarchique de l’intelligence distingue de grandes aptitudes ou dimensions ( facteurs de groupe ), relativement indépendantes : on peut être performant dans l’une d’entre elles sans l’être nécessairement dans les autres. Il montre aussi une tendance statistique à ce que les personnes les plus performantes dans une de ces aptitudes le soient aussi dans les autres ( facteur général ).
- A. Les principales dimensions de l’intelligence
- 1. La théorie de l’intelligence selon Cattell : aptitude fluide (Gf) et aptitude cristallisée (Gc)
L’aptitude ou intelligence fluide (Gf) : problèmes nécessitant adaptation et flexibilité.
- essentiellement raisonnement ( découvrir des relations ) de différents types sur matériel visuel.
- problèmes culturellement équitables, soit également nouveaux pour tous, soit faisant intervenir des acquisitions que tous ont pu intégrer.
L’aptitude ou intelligence cristallisée (Gc) : problèmes nécessitant un apprentissage antérieur.
- essentiellement connaissances : vocabulaire, compréhension verbale, aptitudes numériques, règles sociales
- problèmes culturellement marqués faisant appel à l’éducation, la formation
Les connaissances acquises, intelligence cristallisée, dépendent de l’intelligence fluide, surtout chez le jeune enfant.
Corrélation entre Gf et Gc :
- env. 0,60 chez l’enfant
- env. 0,30 chez l’adulte
- 2. Les principales aptitudes ou dimensions selon Caroll
Intelligence générale (G) :
- Intelligence fluide ( raisonnement général, inductif, quantitatif et piagétien )
- Intelligence cristallisée
- Mémoire et apprentissage
- Représentations visuo-spatiale
- Représentation auditive
- Récupération en MLT
- Rapidité cognitive
- Vitesse de traitement
- 3. Les limites de l’analyse factorielle exploratoire
Les facteurs sont des résumés relatifs à un échantillon d’individus et d’épreuves.
On ne peut analyser que les différences entre individus.
Exemple : Pour les QI élevés, peu de différences en intelligence générale (on ne peut pas étudier g), des différences seulement sur les aptitudes spécifiques.
Les résultats sont relatifs aux épreuves que l’on utilise.
Exemple : Si l’on inclut beaucoup d’épreuves de compréhension verbale dans une batterie, on augmente la proportion de variance expliquée par le facteur de compréhension verbale ( si on ne met que ce type de tests, on trouve un facteur général de compréhension verbale ). On a des chances d’extraire plusieurs facteurs spécifiques de compréhension verbale comme la vitesse de lecture, la richesse du vocabulaire, etc.
Les différences d’échantillonnage des individus ( âge, niveau éducatif ) et des épreuves entraînent donc des différences de résultats entre les études.
- 4. L’interprétation des facteurs
Pour certains auteurs, il y a une très grande généralité du facteur g. Pour d’autres, il y a une limitation puisqu’il y a seulement de petits problèmes à résoudre en temps limité. Il exclut, par exemple, l’intelligence sociale, c’est-à-dire la capacité à comprendre autrui et à se comporter avec autrui.
Le facteur g ne peut pas être décrit en termes de caractéristiques des tests, ni des opérations mentales ( il n’émerge que si les épreuves sont diverses ).
Les facteurs de groupe ( aptitude fluide et cristallisée, aptitude visuo-spatiale ) peuvent plus facilement être décrits de cette façon.
Mais cela ne suffit pas pour savoir quels processus de traitement de l’information sous-tendent chaque facteur. Le modèle hiérarchique est descriptif.
février 27th, 2012 at 5 h 47 min
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